Tante Mimie

Juste un mot pour vous dire que tante Mimie vit ses dernières heures. Il n’est actuellement plus possible de l’alimenter. Elle est en soins palliatifs, le but étant qu’elle ne souffre pas. Les soignants du Grand Melgorn font leur possible pour lui assurer une fin de vie la moins pénible possible. Un protocole adapté est mis en place.
Pascal

Merci Pascal pour ce message.
De la tristesse et des souvenirs qui remontent.
La roue de la vie qui tourne inexorablement.
Le crépuscule d’un passage sur terre.
Julien

J’apprends la nouvelle, je pense bien à notre « TANTE » en ce moment 2 monuments de la famille Tante Mimie et la Caravelle nous quittent en même temps……….mais nous les garderons dans nos mémoires parce qu’ils représentent une partie de nous.
Ronan

Dernier tour de clés

Dernière remorque…

Mardi 11 août 2020, 18h45

« Ça y est, dernière remorque, aspirateur et serpillière passés, dernier tour de clés, la Caravelle va s’endormir avant de renaître majestueuse… C’est le cœur serré que l’on quitte ce nid douillet rempli de souvenirs. » (Joëlle poétesse)

La Caravelle

La Caravelle

La Caravelle était si belle
Quand le soleil l’enveloppait
La Caravelle était rebelle
Quand le crachin était épais

La Caravelle était en fête
Quand des enfants l’envahissaient
La Caravelle avait en tête
Les gâteaux qui les nourrissaient

La Caravelle était aimante
Quand on venait pour visiter
Notre tonton et notre tante

La Caravelle était sans flamme
Depuis qu’on dut la déserter
La Caravelle n’a plus d’âme

Jean-Marie Bouzéloc

Ce matin, tante Mimie nous a raconté une conversation qu’elle venait d’avoir avec Dominique au sujet de son oncle maternel Jean-Marie.

Jean-Marie est né le 18 février 1900 à Ploudalmézeau. A 18 ans seulement, il s’engagea dans la marine. Le 8 septembre de la même année, il mourut à l’hôpital de l’école des mécaniciens à Brest,victime de la « grippe espagnole » comme beaucoup de combattants de l’époque. Il fut cependant reconnu « Mort pour la France ».

Comme vous le savez, la « grippe espagnole » est partie des États-Unis. Les pays en guerre, décimés par ce fléau, gardaient secrète cette épidémie. Seule l’Espagne en fit état car elle ne participait pas à la Grande Guerre.

L’école des mécaniciens de Brest ferma en 1914 pour devenir l’ hôpital où décéda Jean-Marie Bouzéloc. En 1922, ce lieu devint la caserne Guépin. Pendant la seconde guerre mondiale, les allemands y installèrent leur « kommandantur ». Le bâtiment fut détruit en 1944 sous les bombardements américains. Il n’en reste que la porte (affichée ci-dessous) vers le 10, square du commandant L’Herminier, près de la librairie Dialogues.